Tracassé

Ferdinand Fischer est un cascadeur allemand de l’équipe slamartist. Il a récemment battu son précédent record en effectuant un saut acrobatique d’une falaise de 45m.

En 2007, il avait effectué le même saut d’une hauteur de 35m, vous pouvez voir la vidéo ici. La figure qu’il réalise est un tracassé arrière (Gainer en anglais) , il s’agit d’effectuer une rotation arrière complète avec une impulsion vers l’avant. C’est une figure délicate car il s’agit d’une contre rotation, en générale l’impulsion va dans la direction de la rotation. Il faut donc bien gérer l’impulsion afin de ne pas retomber sur son appel (le rocher en l’occurrence) ou au contraire si on met trop d’impulsion on risque de ne pas effectuer la rotation complètement…
Dans la 2eme partie de son saut, une fois la rotation complètement effectué, on peut voir que Ferdinand laisse trainer un maximum c’est jambe en arrière, il est en train de freiner l’élan de sa rotation. Il ne relèvera le genoux qu’au dernier moment pour arriver bien à plat sur le dos.

Il a très bien géré son saut car il maitrise parfaitement la figure qu’il a effectué.

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Airbag Session

air-bag CascadeJ’ai eu la chance de tester pour la première fois un Airbag lors d’une formation cascadeur dont j’étais intervenant. Pendant les tournages, on a rarement le temps d’essayer pleinement le matériel, alors cette fois ci j’allais pas rater l’occasion !

Avec Sébastien Labie, cascadeur et formateur au Campus Univers Cascade, nous avons testé de long en large les chutes sur cet Airbag appartenant à M. Luraschi. Après avoir dépassé nos premières appréhension et bien que la nacelle qui nous montait était limité à 12 mètres, on a pu quand même profiter pendant 2 jours d’une installation parfaite pour progresser en chute de hauteur. On devrait remettre ça au mois d’octobre en espérant obtenir une nacelle qui nous montera beaucoup plus haut !
Encore une fois j’ai pu tester ma petite caméra, en voici les images :

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Voici une sélection de clichés des sauts :

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skarbakka6Je suis tombé quelques clichés d’un photographe américain Kerry Skarbakka qui a exploré le thème de la chute.

Inspiré par le philosophe Martin Heidegger et sa description de la vie comme un processus de chute perpétuelle, Kerry S. a mis en scène une série de photos où il exprime le fait que nous vivons dans un monde qui peut à tout moment devenir instable.

Cet équilibre précaire Kerry S. a réussi à le mettre en scène grace à de l’équipement d’escalade et autres accessoires, car Kerry n’est pas un cascadeur. Le résultat est bleuffant!

chute

Voici encore quelques photos de sa thématique « The Struggle to Right Oneself » (2002-2008)

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Les gamelles

panneau_chute1Certaines cascades ne se déroulent pas toujours comme on l’aurait souhaité…

Après une bonne gamelle, comment retrouver la motivation et le courage de retenter une cascade ?

Qu’est-ce qui, au fond, nous pousse à prendre des risques ?

Pour beaucoup de gens, les cascadeurs sont pris pour des têtes brulés, des fous… ce n’est pas aussi simple.

Pour moi, La prise de risque c’est une façon d’exprimer son envie de vivre. Les sensations ressentis avant, pendant et après l’exécution d’une cascade, nous montre que l’on est bien vivant.

La peur, cette boule au ventre qui précède la cascade, tous les préparatif, toutes les répétitions qui font monter cette anxiété, ce stress. Et puis le grand moment arrive, on est seul face à soit même, il suffit juste de tourner les talons et rebroussé chemin et tout est fini, mais voilà l’abandon laisse un gout amer. Même si souvent c’est seulement parce que l’on est pas prêt, du moins pas encore prêt. Il ne faut jamais rien précipiter, et surtout ne jamais hésiter à partir du moment où l’on a pris la décision d’exécuter la cascade, il faut y aller à 100%.

Ce moment où l’on laisse la peur derrière soit, ce moment où plus rien ne peux perturber notre concentration. Ce pas dans le vide, ce bout du tremplin, cette flamme qui nous envahit, cette voiture qui va nous percuter, à ce moment, ce centième de seconde, il n’y a plus de temps, tout semble arrêté autour de nous, plus de bruit, plus de vent, plus rien. Puis tout revient rapidement, l’esprit reprend le contrôle, il faut assurer maintenant, on est au cœur de l’action…

On assure, tout se passe bien et nous voilà rempli d’un sentiment de satisfaction intense. On évacue la pression, la peur, toutes ces questions qui nous ont accompagné avant la cascade. On est bien.

Mais voilà, pour que toutes ces émotions existent, il faut une balance, un équilibre ; la réussite ne s’apprécie que si on a déjà connu l’échec. Et l’échec dans la cascade, malheureusement ça passe souvent par de grosses gamelles.

http://www.dailymotion.com/videox8ieux

La passion nous pousse souvent à nous dépasser, nous sommes des humains : nous avons nos limites et nous commettons aussi des erreurs. Certaines erreurs nous calme, certaines nous énervent et nous poussent a réussir là où l’on a échoué. Alors qu’est-ce qui nous pousse retrouver la motivation et le courage de retenter une cascade ?

Certainement l’ambition, quoi de pire que de perdre contre soit même ?

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bras-de-ferIl existe 2 générations dans le monde de la cascade physique, l’ancienne et la nouvelle… Un petit conflit entre certains anciens et nouveaux cascadeurs, car 2 écoles sont en places.
Les anciens considèrent que la cascade ne s’arrête pas qu’aux combats et aux tricks. Pour eux la cascade, c’est avant tout, la prise de risque (chute de hauteur, torche humaine, percussion voiture…), donc faire un combat n’est pas forcement de la cascade. La nouvelle génération a été baigné dans l’univers des films de combat, les mangas… Bref les acrobaties et les coups de pieds dans tous les sens, c’est leur passion.

Pour moi la cascade c’est avant tous des compétences physique et intellectuelle qui permettent d’effectuer des actions dangereuses sans incident ou accident. Le risque zéro n’existe pas, les erreurs sont humaines, mais quand on part au charbon, quand on part sur une cascade en sachant qu’on va y laisser à 99% des plumes, ce n’est pas de la cascade. C’est de la folie.

La cascade est l’ensemble de ces facultés, la polyvalence est la clé de se métier.

Je pense que l’évolution du cinéma tend de plus en plus vers des compétences lié aux art martiaux et à l’acrobatie, ceci ne sera de toute façon qu’une mode, comme nous avons déjà eu la période kung fu… où l’on en nous mettais à toutes les sauces (le Pacte des loups, le Boulet…)


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