Voici un retour d’expérience sur une formation au métier de cascadeur que j’ai effectué récemment. Début avril, Laurent Larrieu, cascadeur aquatique, m’a contacté en me proposant d’intégrer l’équipe des intervenants dans une formation de cascadeur « Campus Univers Cascade » dont il était le directeur pédagogique. Après un rendez-vous avec lui et le directeur du campus, j’ai accepté leur proposition pour plusieurs raisons dont voici les principales :
- le sérieux des responsables de la formation,
- les coachs étaient tous des cascadeurs professionnels que je connaissais et pas des profs de sport…,
- pas de fausses promesses sur l’issue de la formation, pas de promesses de travailler dans le cinéma (milieu très difficile d’accès)
C’est donc dans ces dispositions que je suis parti au début du mois d’août pour le campus situé près d’Agen. A mon arrivé, on a commencé à installer l’espace de travail pour les jeunes qui allaient bientôt arriver dans le campus : déplier l’airbag, placer la nacelle, gonfler la piste d’acrobatie (tumbling), monter les piscines… Après avoir fait un tour d’horizon des structures et des salles mises à disposition pour la formation, je dois dire que les moyens étaient carrément à la hauteur. Le lieu de vie quand à lui très simple : chambre dortoir, réfectoire cantine. Par contre pas mal d’activité de détente pour les jeunes en formation : 2 jacuzzi, 2 piscines, une salle de projection cinéma, une salle de détente, une salle billard… Bref, ce n’était pas la priorité pour moi mais comme les structures pour la formation étaient à la hauteur, je dois dire que l’équipement du lieu de vie : c’était la cerise sur le gâteau.
Au niveau pédagogique, j’avais la tache d’enseigner l’acrobatie, le combat et les chutes en collaboration avec Sébastien Labie. Une très bonne collaboration, on se connaissait déjà, ça aide. Les élèves d’une moyenne d’âge de 20 ans étaient très motivés, leur niveau était assez disparate allant du sportif de haut niveau au sportif du dimanche… étonnant pour des jeunes voulant devenir cascadeur. C’est d’ailleurs ce qui m’a surpris lors de l’évaluation des élèves, très peu avaient une base sportive solide.
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Voici un mail que je viens de recevoir, je vous en fait part :
Bonjour,
Je travaille sur le prochain film de Gilles Marchand produit par HAUT ET COURT: L’Autre Monde.
Je suis à la recherche d’un comédien cascadeur âgé de 40 à 60 ans au physique singulier.
Pour un rôle avec texte
Tournage sur Marseille de Juin à Juillet 2009 – 8 cachets.
Envoyer cv + photos + coordonnées à :
Lucie Bertin
luciecast@gmail.com
Comme je l’ai déjà dit auparavant sur ce blog, un bon moyen de commencer la cascade est de le faire par le spectacle. Le monde du spectacle requière une rigueur et une discipline qui sont très important pour le métier de cascadeur.
Voici donc une annonce d’offre d’emploi pour devenir cascadeur au parc Asterix ou à celui de la Mer de Sable. Cette offre est avant tout une formation payée (contrat de professionnalisation) qui débouchera normalement sur un travail dans un de ces 2 parcs.
Je n’ai rien a voir avec cette formation donc ne m’envoyez pas d’email de demande d’information, merci.
Pour toutes informations : cascadeursassocies@free.fr
ps: Merci de laisser un commentaire si cette info vous a servi… car n’ayant pas de retour, je vais arrêter ce genre d’info…

J’avais eu l’occasion il y a quelques années, en 2001 plus précisement de m’essayer à la cascade mécanique (voiture). Un ami qui tenait un centre de formation de cascade m’avait permis de m’éclater avec les voitures et les structures de son centre. Avec un pote cascadeur, Eric Mondoloni, on avait donc passé deux jours à faire les cons avec des voitures préparées (arceau de renforcement, boite de vitesse compétition…) sur une piste d’un d’aéroport fermé.
Que du bonheur! La conduite s’est un vrai plaisir, faire crisser les pneus, démarré en trombe, les dérapages au frein à main… excellent! On a défoncé a nous 2 au moins 5 pneus en une demi journée.
J’ai vraiment apprécié le maniement de la voiture, les reverses et autre 360°. On a pu aussi s’essayer à rouler sur 2 roues en voiture, avec un stabilisateur (une roue sur le coté pour éviter de se retourner), s’était très intéressant et super difficile a maitriser. Les sauts en voiture étaient aussi super stressant au début, car il ne fallait pas rater les 2 rails qui nous servaient de tremplin. On a fini par faire des sauts lancer à 80km/h, un kiff!
Par contre pour ce qui est des tonneaux, j’ai pas du tout apprécié, on se sent vraiment comme de la viande… ça tourne, ça tape de partout, on se cogne, bref pas trop de plaisir. L’impression de rien maitriser et d’attendre que ça s’arrête…
Bref, une bonne expérience qui m’a fait comprendre que la cascade mécanique n’est pas à la portée de n’importe qui et qu’il faut vraiment beaucoup d’année de pratique pour maitrisé des voitures. Une chose est sur je reste dans la cascade physique, je maitrise d’avantage mon corps :)

Suite à pas mal d’emails que je reçois me demandant comment entrer dans cette profession, je vous fais part ici de mon expérience pour arriver à travailler en tant que cascadeur.
Tout d’abord, il faut savoir qu’il n’existe pas de formation reconnu par ce milieu en France. J’ai déjà fait un article la dessus, vous pouvez le lire ici. Donc sans aucune formation officielle, difficile de savoir par où commencer…
Il n’existe pas de combines miracles qui permettent de travailler. Juste des directions dans lesquelles on peut chercher… voici les miennes :
• Il existe des parcs d’attractions (Disneyland Paris, Asterix, la mer de sable…) qui proposent des spectacles avec des cascadeurs, ces parcs forment des jeunes à ce métier. La formation est gratuite car elle débouche directement sur un emploi dans ce parc. (Lire la suite…)