La torche humaine

torche humaineAu fil du temps, cette cascade reste une des plus impressionnantes et toujours aussi dangereuse. Le feu est un élément très difficile a maitriser et une longue expérience est nécessaire pour se lancer dans une torche humaine.

Même si avec le temps les techniques et matériels pour contenir la chaleur se sont amélioré, les accidents par brûlure sont toujours fréquent dans cette cascade.

Depuis une vingtaine d’année est apparu le « stunt gel », un gel permettant de protéger le cascadeur. Ce gel rend maintenant possible les torches à même la peau, alors qu’autrefois on avait recours a des vêtements ignifugé et des masques résistant au feu dans le cas où l’on ne pouvait pas couvrir la tête du cascadeur. Voici une démo de ce gel réalisé par Yoni Roch, un cascadeur français :

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Une des nombreuses applications de ce gel a permis de réaliser cette séance photo, très impressionnante.
+ d’infos : http://www.actionfactorystunts.com

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Malheureusement sur internet on trouve de plus en plus de vidéos d’apprenti cascadeur qui tente une torche chez eux sans aucune expérience du feu… Voici maintenant un exemple de ce qu’il ne faut jamais faire. Dans cette vidéo, le « cascadeur » va s’enflammer tout seul et surtout essayer de s’éteindre lui même… c’est complètement stupide! Il n’y a personne de compétent autour de lui pour assurer sa sécurité (à part une femme en jupe et un gosse!), pas d’extincteur, pas de couverture mouillée… J’espère que cet accident n’a pas été trop grave pour le « cascadeur ».

http://www.metacafe.com/watch/1254110/

Fred Syversen, skieur norvégien, avait défrayé la chronique dans le petit monde des skieurs/riders en annonçant avoir réalisé (in intentionnellement) un saut à ski d’une hauteur de 107 mètres. Les faits se sont déroulés le 18 mars 2008, lors du tournage d’une descente de rêve pour “La nuit de la Glisse”.

Depuis peu, une vidéo est disponible pour nous montrer ce qui s’est réellement passé… Pas de difficulté particulière à noter à priori dans cette descente, Fred Syversen s’est visiblement tout simplement trompé de voie en prenant à droite alors qu’il devait continuer sur la gauche pour finir sa descente…

A près de 80 km/h, il a décidé de ne pas freiner mais de sauter cette monstrueuse barre de 107 mètres. Il a ressenti comme une explosion à l’atterrissage et il a eu beaucoup de mal a respirer. Il était enseveli sous 2,5m de neige, mais il n’a pas paniqué car il savait que l’équipe qui le filmait depuis l’hélicoptère allait rapidement le secourir. L’équipe l’a d’ailleurs retrouvé inconscient, mais aussitôt qu’il s’est réveillé il a pu rejoindre l’hélicoptère en ski…
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Il faut savoir que Fred Syversen s’en tire avec quasiment aucune égratignures, si ce n’est une petite douleur au foie et quelques semaines de repos. Il doit être heureux d’être en vie en tout cas… Le record du saut le plus haut à ski était détenu par Jamie Pierre, en 2007 il avait franchi une barre de 72 mètres dans le Wyoming :
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Les gamelles

panneau_chute1Certaines cascades ne se déroulent pas toujours comme on l’aurait souhaité…

Après une bonne gamelle, comment retrouver la motivation et le courage de retenter une cascade ?

Qu’est-ce qui, au fond, nous pousse à prendre des risques ?

Pour beaucoup de gens, les cascadeurs sont pris pour des têtes brulés, des fous… ce n’est pas aussi simple.

Pour moi, La prise de risque c’est une façon d’exprimer son envie de vivre. Les sensations ressentis avant, pendant et après l’exécution d’une cascade, nous montre que l’on est bien vivant.

La peur, cette boule au ventre qui précède la cascade, tous les préparatif, toutes les répétitions qui font monter cette anxiété, ce stress. Et puis le grand moment arrive, on est seul face à soit même, il suffit juste de tourner les talons et rebroussé chemin et tout est fini, mais voilà l’abandon laisse un gout amer. Même si souvent c’est seulement parce que l’on est pas prêt, du moins pas encore prêt. Il ne faut jamais rien précipiter, et surtout ne jamais hésiter à partir du moment où l’on a pris la décision d’exécuter la cascade, il faut y aller à 100%.

Ce moment où l’on laisse la peur derrière soit, ce moment où plus rien ne peux perturber notre concentration. Ce pas dans le vide, ce bout du tremplin, cette flamme qui nous envahit, cette voiture qui va nous percuter, à ce moment, ce centième de seconde, il n’y a plus de temps, tout semble arrêté autour de nous, plus de bruit, plus de vent, plus rien. Puis tout revient rapidement, l’esprit reprend le contrôle, il faut assurer maintenant, on est au cœur de l’action…

On assure, tout se passe bien et nous voilà rempli d’un sentiment de satisfaction intense. On évacue la pression, la peur, toutes ces questions qui nous ont accompagné avant la cascade. On est bien.

Mais voilà, pour que toutes ces émotions existent, il faut une balance, un équilibre ; la réussite ne s’apprécie que si on a déjà connu l’échec. Et l’échec dans la cascade, malheureusement ça passe souvent par de grosses gamelles.

http://www.dailymotion.com/videox8ieux

La passion nous pousse souvent à nous dépasser, nous sommes des humains : nous avons nos limites et nous commettons aussi des erreurs. Certaines erreurs nous calme, certaines nous énervent et nous poussent a réussir là où l’on a échoué. Alors qu’est-ce qui nous pousse retrouver la motivation et le courage de retenter une cascade ?

Certainement l’ambition, quoi de pire que de perdre contre soit même ?

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Ça date un peu mais je voulais rendre hommage à Zoe Bell qui m’a complètement scotché dans le film Death Proof (titre français : Boulevard de la mort). La jeune néo-zélandaise est surtout connue pour ses activités de cascadeuse, après avoir été la doublure d’Uma Thurman dans le diptyque Kill Bill, Zoe a été choisie par Quentin Tarantino pour jouer dans ce film en hommage aux films de série B.

On assiste à une course poursuite entre 2 voitures assez impressionnante, avec Zoe attaché le capot de la voiture poursuivie… Grosse prise de risque, le rendu est flippant.
D’ailleurs elle a reçu le Taurus World Stunt Award 2008 de la meilleur cascadeuse de l’année 2007, une récompense complètement méritée.


Quentin Tarantino raconte : « On a tenté de se rapprocher des courses-poursuites des années 70. On a visionné plusieurs scènes de courses-poursuites : des poursuites de films contemporains, de films des années 90, des années 80 et des années 70. Les poursuites des années 70 sont toujours les plus impressionnantes. Pour une simple raison : à l’époque, les cascadeurs exécutaient les acrobaties eux-mêmes. En ce qui me concerne, je ne voulais ni d’effets infographiques, ni de ralentis. »

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Je sors de l’hôpital, on m’y a opéré du tendon d’achille suite à sa rupture lors d’un entrainement il y a 3 jours… Bilan : 2 mois de plâtre et 6 mois sans activité physique.

Un calvaire!

Quoi de pire, pour un cascadeur que la blessure.. enfin, pour un cascadeur français du moins, car les cascadeurs asiatiques que j’ai eu l’occasion de rencontrer, affichaient fièrement leur divers blessures comme des trophées! Comme si une jambe cassée sur une cascade montraient leur courage…

Je trainais ce problème au tendon depuis plusieurs années, et cela freinait ma progression en acrobatie. Après avoir arrêté 3 ans l’acrobatie et pris plus de 8kg, mon tendon n’a pas survécu à la reprise de la gym.

Opération du tendon

Beaucoup de questions me viennent en tête…

• Comment patientez pour que la blessure se répare alors que je ne peux concevoir une semaine sans sport ?

• Est-ce que je retrouverais complètement les faculté de mon tendon ? Ne serais-je pas inconsciemment flippé de me le repéter ?

• Ne vais-je pas être mis au placard par le métier ?

Bref, seul l’avenir me le dira… pour le moment ça ne m’empêche pas de faire de la musculation pour pas déprimer, et dès que cela ira mieux j’essayerais de faire un peu de cardio.

Tant que dans la tête tout va bien, le reste suit.

La douleur de l’âme pèse plus que la souffrance du corps – Publilius


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